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jeudi, avril 15, 2021
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Tout savoir sur les moustiques

Les moustiques, c’est tous les mêmes ! Ce sont de sales parasites, qui n’ont rien de mieux à faire que gâcher vos nuits, vos soirées et vos vacances. De jour comme de nuit, ces sales bêtes ne se reposent jamais et semblent dédier chaque minute de leur vie à faire de la vôtre un enfer.
Mais maintenant, ça suffit !

Bien déterminé à en finir, vous prenez votre téléphone pour contacter Antimoustic.com, afin qu’ils vous donnent la solution miracle pour en finir.
Mais là, il y a un problème. A la question « Vous avez des problèmes avec les moustiques communs ou le tigre ? », vous ne savez pas quoi répondre.
Cela voudrait-il dire qu’il y a plusieurs types de moustiques, et qu’on ne lutte pas contre eux de la même manière ?
Et bien aujourd’hui, nous allons vous apprendre à devenir incollable sur les moustiques, et à les reconnaître au premier coup d’œil.

Le moustique commun

Culex Quinquefasciatus
Culex quinquefasciatus © James Gathany, CDC

Que les spécialistes nous pardonnent, mais nous allons grouper dans cette terminologie plusieurs genres de moustiques. Cet article ayant vocation à aider les particuliers à s’en protéger, nous allons être généraliste et nous permettre quelques approximations, cela dans le but d’être le plus clair possible.

En France métropolitaine, les moustiques communs ne sont pas vecteurs de maladies. Toutefois, ils restent une importante source de nuisance.

Ces moustiques sont nocturnes, c’est-à-dire qu’ils ne piquent qu’à la nuit tombée. Ce sont donc eux que vous devez blâmer pour ces soirées en terrasse passé avec une tapette à la main. Ce sont également eux qui viennent siffler dans vos oreilles alors que vous êtes sur le point de vous endormir.

Il peut arriver que ces moustiques sortent le jour lorsqu’il fait particulièrement humide, mais cela reste rare.

Les moustiques communs sont de grands chasseurs, capables de sentir leur proie à de très longues distances. Ainsi, ils peuvent vous piquer à quelques centaines de mètres, voir quelques kilomètres de leur lieu de ponte. C’est notamment le cas des moustiques des étangs, qui sont la hantise des camarguais.

Ils sont moins sensibles aux odeurs, et les attractifs ont donc moins d’effets sur eux. En revanche, ils sont irrésistiblement attirés par le CO2. Par conséquent, si vous voulez vous prémunir de ces moustiques, nous vous conseillons les pièges à base de CO2, tels que le BG Mosquitaire CO2, ou la gamme des pièges Mosquito Magnet.

Le moustique tigre

Moustique tigre en train de piquer
Un moustique tigre femelle en train de piquer

Si nous avons groupé plusieurs centaines d’espèces sous la désignation de “moustiques communs”, le terme moustique tigre ne désigne en revanche qu’un seul genre et seulement 2 espèces.

« Moustique tigre » désigne en effet l’Aedes Albopictus (présent aussi bien en Outre-Mer qu’en métropole), et l’Aedes Aegypti (présent seulement en outre-mer).

Contrairement aux moustiques communs, le moustique tigre est silencieux et diurne. C’est lui qui viendra vous harceler pendant votre barbecue, et il prolongera sa période de chasse jusqu’en début de soirée.

Si l’on parle autant du moustique tigre ces dernières années, c’est parce qu’il n’est arrivé en métropole que très récemment.  Signalé pour la première fois en 2004, il a conquis tout le sud de la France, et il continue inexorablement sa progression vers le nord.
Et alors ? C’est juste un moustique de plus, pas de quoi en faire tout un fromage !
Et bien détrompez-vous. Si le moustique commun n’est qu’un nuisible agaçant mais pas dangereux, c’est une tout autre affaire avec le moustique tigre.
En plus d’être particulièrement agressif, il peut être vecteur de nombreuses maladies graves. Dengue, chikungunya, Zika…

C’est un véritable fléau dans les zones tropicales, et si l’on dit souvent que les moustiques sont les créatures les plus mortelles pour l’homme, c’est principalement à cause de lui.

Pour l’instant il n’y a eu que quelques cas isolés de contamination en France, mais il suffirait d’un seul foyer de contagion pour déclencher une nouvelle épidémie à l’échelle du pays.

Bien que capable de détecter le CO2, le moustique tigre n’est pas particulièrement sensibles aux pièges à CO2. En revanche, son odorat très développé fait qu’il ne résiste pas aux délicats fumets émis par des attractifs. Les pièges comme le Biogents Mosquitaire couplé à des attractifs Sweetscent sont donc très efficace pour réduire cette nuisance.

Contrairement aux moustiques communs, le tigre est un moustique paresseux, qui ne se déplace que sur une dizaine de mètres autour de son lieu de ponte. Si vous avez des moustiques tigre, cela signifie que vous, ou vos voisins, n’avez pas éliminé tous les points d’eau stagnantes.

Mais cela signifie également que les pièges pondoirs sont particulièrement efficace sur eux. Avec un BG-GAT dans votre jardin, vous devriez considérablement limiter la prolifération du tigre.

Comment le reconnaître ?
Le moustique tigre est un petit insecte, plus petit qu’une pièce d’1 centime. Son corps ET ses pattes sont rayés de noir et blanc, et il est actif en journée et en début de soirée. Il est en outre particulièrement silencieux.
Son vol est également particulier. Il vole en effet de manière erratique, plutôt près du sol. De ce fait, il a tendance à piquer au niveau des chevilles.
Si vous identifiez tout ces éléments, alors vous êtes face au moustique tigre.
Nous vous recommandons de signaler sa présence sur le site de signalement du moustique tigre.

Les Anophèles

Un moustique Anophèles en train de piquer
Un moustique Anophèles en train de piquer © James Gathany, CDC

Le genre anophèles comprend de très nombreuses espèces.

Beaucoup sont vecteurs de maladies. En particulier l’Anopheles gambiae qui est le principal responsable de la malaria ou paludisme. Cette espèce est présente en Afrique tropicale et subtropicale.

Pour se protéger, la moustiquaire imprégnée est indispensable de nuit dans les zones impaludées. (Zones avec présence de moustiques vecteurs du paludisme)

En répulsif dans les régions infestées, les produits à 50% de DEET sont recommandés comme le Biovectrol Tropiques pour la peau et le Biovectrol tissu pour les vêtements en complément.

Les Phlébotomes

Phlébotome en train de piquer
Un phlébotome en train de piquer

Le phlébotome est un insecte de l’ordre des diptères, c’est à dire que ce n’est pas réellement un moustique. Cependant, à cause de son apparence et le fait qu’il vienne souvent nous piquer pour se nourrir de notre sang, la confusion est souvent faite. Il mesure de 2 à 4 mm.

C’est la femelle qui pique pour les mêmes raisons que le moustique: elle a besoin de sang pour la maturation des œufs.

Tout comme les moustiques, les phlébotomes raffolent des lieux humides pour se reproduire.

Très présent dans le sud de la France et en particulier sur le pourtour du bassin méditerranéen, le phlébotome pique surtout la nuit du crépuscule à l’aube.

Il faut s’en méfier car il est vecteur de la leishmaniose canine, maladie parasitaire qui peut être fatale pour les chiens.

Les trois étapes de la vie d’un moustique

Comme pour la plupart des insectes, la vie d’un moustique se découpe en 4 étapes. Il est important de noter que chacune de ces étapes peut durer bien plus longtemps que prévu, si l’insecte se met en diapause, ce qui peut leur permettre de passer l’hiver.

Les œufs

Le moustique pond plusieurs fois au cours de sa vie et pond chaque fois une bonne centaine d’œufs. Il ne pond que dans l’eau, mais il n’en a pas besoin de beaucoup. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’étang à proximité que vous êtes protégé : une simple feuille peut faire office de récipient et devenir une prolifique nurserie à moustiques. Comme on le dit souvent, un dé à coudre suffit.

Comme cet insecte peut détecter les lieux humides à distance, il se faufile partout et trouve des points d’eau dont vous ne soupçonnez même pas l’existence. Nous vous recommandons donc de vider et d’éliminer régulièrement tous les points d’eau afin d’empêcher les moustiques de pondre, et d’éliminer ainsi les œufs.

Petite particularité toutefois pour les moustiques Aedes : Ces derniers sont en effet capables de pondre hors de l’eau, sur des surfaces humides. Les œufs resteront ainsi durant plusieurs mois, voire plusieurs années, en attendant d’être à nouveau immergés. Une coupelle de pot de fleur, même vidé régulièrement, pourra se retrouver envahie de larves si elle est oubliée quelques jours seulement.

Moins d’une semaine environ après la ponte, les œufs éclosent et donnent naissance à des larves.

L’étape larvaire 

Larves de moustiques
Larves de moustiques Culex © James Gathany, CDC

Au sortir de l’œuf, le moustique n’est qu’une larve, n’ayant que peu de points communs avec l’apparence des moustiques adultes. Cette étape de leur vie se déroule dans l’eau, et dure entre 5 et 15 jours, en fonction des conditions climatiques et de l’espèce du moustique.  Durant cette étape, la larve va muer 4 fois avant de passer à l’étape suivante.

Bien que dotée de branchies et capables de respirer sous l’eau, elle n’est pas très douée pour cela, et doit très souvent remonter à la surface pour respirer. Vous pouvez donc facilement les repérer, flottant en groupe à la surface de l’eau, et se tordant frénétiquement pour nager dès que l’eau s’agite.  Durant cette étape, la larve va chercher à grandir en se nourrissant d’algues et de bactéries microscopiques. Elle est très vulnérables et sert de base à la chaîne alimentaire de très nombreux animaux.

Si vous avez une mare dans votre jardin, le simple fait d’y installer des carpes ou des poissons rouges devrait suffire pour éliminer presque toutes les larves qu’il pourrait y avoir.

Si ce n’est pas possible, ou que le point est difficile d’accès (comme par exemple dans le cas d’une terrasse sur plot,  nous vous conseillons d’utiliser de l’Aquatain, qui va créer un fin film à la surface de l’eau, et ainsi étouffer les larves. Le BTI est également très efficace : il s’agit d’une bactérie extrêmement toxique pour les larves de moustiques, mais inoffensive pour les autres insectes aquatiques.

Le stade nymphal

On voit bien le corps du moustique se développer dans la nymphe

La nymphe, aussi appelée pupe, est la dernière transformation du moustique avant son passage à l’âge adulte. Il s’agit d’une sorte de chrysalide, à ceci près qu’elle est toujours capable de bouger. Durant cette étape, la nymphe reste la plupart du temps immobile à la surface, ne se nourrit plus et se consacre uniquement à sa transformation vers sa forme adulte.

Ce stade est extrêmement court, et ne dure qu’entre 1 et 2 jours.

Le stade adulte

Le stade le plus connu, et surtout le plus pénible pour nous. La durée de vie des moustiques adultes dépend de très nombreux facteurs : climat, humidité, espèce du moustique… Le moustique peut donc vivre aussi bien quelques jours que plusieurs mois. Il est à noter que l’adulte se nourrit… de nectar et de sève. Oui vous avez bien lu, même les femelles se nourrissent de sève et non pas de sang. Si le moustique pique, c’est parce qu’il a besoin de sang pour pouvoir produire des œufs.

Il est intéressant de noter que la durée de chaque étape peut être extrêmement variable. Le moustique pouvant se mettre en diapause à chaque étape de sa vie, cela peut durer bien plus longtemps que ce qu’il est dit dans cet article.

Et voilà !
Vous savez dorénavant reconnaître les moustiques qui sévissent chez vous, et vous connaissez les méthodes les plus efficaces pour lutter contre eux !

Alain
Alain
Cofondateur d'Antimoustic.com, j'ai acquis une solide compréhension des moustiques et de leur comportement. Ce blog me permet de partager avec vous mon expérience.

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